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Et si Yayi déjouait la thèse du mépris pour les religions endogènes ?!

Le président Boni Yayi. Google Image
Le président Boni Yayi. Google Image

Encore un 10 janvier ! Fête nationale des cultes et religions endogènes. L’une des célébrations annuelles nationales qui pleure le plus l’absence du Chef de l’Etat Boni Yayi. En 10 ans de présidence, Boni Yayi a clairement exprimé sa distance avec cette couche de béninois utile pour la propagande mais sur le plan religieux semble mal acceptée.

La discrimination est flagrante de la part du chef de l’Etat dans un pays riche d’une diversité culturelle et religieuse notoire. Seulement, l’on constate à raison ou à tord que le président de la république, au delà de tout a le cœur plus ouvert envers les couches religieuses chrétiennes. Déjà dans son entourage, il n’est plus utile de commenter les nombreux évangélistes qui constituent sa propre obédience mais les autres grandes communautés religieuses chrétiennes ne souffrent pas autant de sa distance comme celle des religions endogènes.

En 10 ans, des évènements religieux chrétiens ont connu la présence symbolique du président Yayi. Mais en 10 ans, cette présence symbolique a fait défaut aux pratiquants des religions endogènes. « Notre président ne nous aime pas ! On l’a jamais vu avec nous». C’est un refrain quotidien chez les adeptes vodun. Bien sur que les adeptes en christ pourront dire la même chose mais avec beaucoup de nuance. La distance du président avec les fidèles des cultes endogènes s’assimile à du mépris envers, en mot simple, le vodun.

Et pourtant, l’on ne peut raconter l’histoire culturelle du Bénin sans raconter l’histoire des pratiques vodun, ses couvents, ses chants, ses danses, ses savoir-faire bref tout ce qui fait du vodun une pratique qui continue de susciter curiosité de la part des étrangers qui y trouve une source de découverte et d’inspiration pour eux-mêmes ou pour des œuvres de l’esprit.

Voilà le dernier 10 janvier qui se tiendra sous le mandat, le dernier constitutionnel de Boni Yayi. Offrira t-il enfin son corps pour ne pas dire sa présence physique symbolique pour l’organisation de l’édition 2016 de la fête nationale des cultes et religions endogènes ? Fera t-il une fois et le dernier un passage chez les adeptes vodun pour les voir danser et prier avec eux sur le pays comme il le fait aisément à Dassa ? Déjouera t-il la thèse du mépris envers les religions endogènes agitée jusque là ?

10 janvier n’est qu’une question de jour ! Observons-le si entre temps comme d’habitude un voyage à l’étranger ne bouscule l’agenda très chargé du président de la république.

Tag(s) : #10 janvier, #Vodun, #Bénin, #Yayi Boni
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