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Agriculteur travaillant dans un champs de riz. Photo: rfi.fr

Agriculteur travaillant dans un champs de riz. Photo: rfi.fr

Une trentaine d'ingénieurs agronomes, de techniciens agricoles et de producteurs togolais participent depuis quelques jours à un mois de stage sur les technologies du riz hybride à l'université agronomique de Changsha en Chine. C’est ce que rapporte le site internet du gouvernement togolais.

Loin de passé comme une simple information qui relate les fruits des actions de coopération entre la Chine et le Togo de Faure Gnassingbé, cette formation est un exemple que les clauses de la 6e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine de décembre 2015 en Afrique du Sud est en pleine exécution entre le géant asiatique et l’Afrique.

Le plan d’action issue de ce forum pour la période 2016-2018 met d’ailleurs un accent sur la formation pour le partage des connaissances et expériences de la Chine en matière agricole pour apporter un coup d’innovation aux techniques parfois rudimentaires employées par les producteurs africains qui n’ont souvent pas le rendement à la hauteur des efforts.

Une vue d'ensemble des stagiaires togolais. Photo: republicoftogo.com

Une vue d'ensemble des stagiaires togolais. Photo: republicoftogo.com

Le point 3.1.4 relatif à l’agriculture et la sécurité alimentaire indique d’ailleurs que « la partie chinoise […] amplifiera la formation en Chine de techniciens et gestionnaires agricoles africains, afin de perfectionner la technique et la gestion agricoles ». Ce qui est en court au Togo.

L’expérience du riz hybride au Togo est duplicable au Bénin

Dans un ancien article ou nous relevions la nécessité pour le gouvernement du Bénin de redynamiser sa coopération avec la Chine dans le secteur de l’agriculture, l’exemple du Togo que voici est une nouvelle expérience que les autorités peuvent envisager avec la partie chinoise.

La nouvelle vision du président Patrice Talon dans le secteur de l’agriculture telle que projeté par le programme d’actions du gouvernement (Pag) à l’horizon 2021 annonce une agriculture attrayante, productive et rentable pour surtout assurer la sécurité alimentaire aux béninois.

Le Bénin a les atouts pour améliorer le développement de la filière du riz (céréale très consommés par les populations) en partant sur les bases existantes avec la Chine. La vallée de l’Ouémé, deuxième plus riche au monde ne serait-elle pas un don naturel favorable pour cette expérience ? Le Centre pilote de technique agricole chinoise (CPA) situé dans la commune de Sèmè-Kpodji dans le même département de l’Ouémé est une opportunité pour les producteurs agricoles béninois car elle pourra offrir les compétences et l’encadrement nécessaire dans ce sens. De l’expérience du maïs hybride déjà en développement au niveau du CPA pourquoi ne pas étendre au riz hybride ?

 

Tag(s) : #Bénin, #Chine, #Togo, #Agriculture, #Riz
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