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UNIVERSITE DE VACANCES DU PARTI DU RENOUVEAU DEMOCRATIQUE

Me Adrien Houngbédji met KO la gouvernance de Yayi

(Il l’invite à restaurer le dialogue politique et social inclusifs)

Après les audiences répétées au Palais de la Marina ; une entrée manquée dans le dernier gouvernement du Chef de l’Etat Boni Yayi et une recherche de dialogue politique presque non obtenue avec le gouvernement, le Président du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) parti déclaré de l’opposition, Adrien Houngbédji a enfin réagi sur les grands sujets de l’actualité. On aurait espéré fort longtemps une conférence de presse pour cela mais c’est devant ses militants mobilisés pour la circonstance de l’université de vacances du Parti que le leader des tchoco tchoco a choisi rafraichir ses lèvres sur les sujets brûlants du pays. Son discours d’ouverture des travaux de l’université de vacances qui s’est exercée à faire l’état des lieux de la démocratie béninoise a été une occasion pour l’adversaire politique de Yayi d’exprimer ses regrets sur la gestion du gouvernement. Gestion qu’il colore tout simplement en rouge tout en mentionnant que nul ne peut contester la nécessité d’engager des reformes pour le pays mais faudrait que ses reformes soient entreprises avec humilité, clairvoyance et en y associant toutes les compétences tout en tenant compte des leçons des échecs du passé. La réaction de Maitre Adrien Houngbédji par exemple sur la lutte contre la vente de l’essence de contrebande a suscité de vives applaudissements de la part de ses militants quand il a dit « ….Il n’est pas acceptable de prétendre supprimé cette activité d’essence kpayo qui constitue bien souvent et depuis des décennies la source de revenus de la frange la plus démunie de nos populations sans avoir d’abord résolu le problème de sa réinsertion dans d’autres secteurs. Il est inacceptable que la répression s’abatte avec férocité sur les vendeurs de kpayo dans certaines régions que l’on y casse, que l’on y détruise, que l’on y brule, que l’on y tue pendant qu’ailleurs on se montre tolérant ».Mais pour en arriver là, il est passé par le Pvi qui est au cimetière des éléphants blancs selon ses dires, parlé du deuil du coton qui bascule de réforme en réforme, du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) qui suscite des inquiétudes mais qui dans le même temps fait objet de propagande inopportun selon le démocrate. La mauvaise gouvernance est simplement notoire et comme solution le Prd invite le gouvernement à la restauration du dialogue politique et social inclusif préalable à un gouvernement d’union nationale qui seul permettra d’améliorer la gouvernance actuelle et les conditions de vie des populations. Ce manque de dialogue a amené le Prd à refuser d’intégrer le dernier gouvernement et le leader, tout en faisant allusion à ses dernières rencontres avec le Président de la République Boni Yayi a répondu à ceux qui pensaient qu’il était complice du gouvernement. Pour Me Adrien Houngbédji il ne faudrait pas confondre convivialité et complicité, compromis et compromission parce que le Prd n’est ni complice ni compromis. En tout cas pas avec un gouvernement qui en réponse aux appels des forces politiques et sociales pour un dialogue inclusif préfère jouer la carte de la diversion, de la provocation et de l’intimidation. Diversion en agitant un projet de révision de la constitution qui détourne les attentions, provocation lorsque le Président affiche des intentions régionalistes et intimidation lorsque l’armée est mise à contribution pour empêcher toutes manifestations publiques qui vont à l’encontre des réformes du gouvernement. Quant au Prd son dirigeant Me Adrien Houngbédji a mentionné que le parti ne restera pas passif face à la provocation et l’intimidation ou autrement il changera de méthode si le gouvernement ne l’écoute pas.

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